Le sourire repose sur un équilibre entre le « blanc » des dents et le « rose » des gencives. Lorsqu’une gencive se rétracte, cet équilibre se modifie et l’harmonie du sourire peut s’en ressentir. Dans ces cas, une greffe gingivale peut être envisagée pour recouvrir la racine exposée et préserver à la fois l’aspect et la santé de la dent.
Situé à Éguilles, à proximité des Milles et près d’Aix-en-Provence, le Cabinet dentaire Almé prend en charge les récessions gingivales dans le cadre de ses soins de parodontologie. La greffe gingivale fait partie des solutions qui peuvent vous être proposées après un examen.
Comprendre le phénomène : pourquoi la gencive descend-elle ?
Avant de parler de greffe gingivale, il est utile de comprendre ce qui se passe. La récession gingivale (ou déchaussement) correspond au déplacement du bord de la gencive, qui s’éloigne du collet de la dent et laisse la racine exposée. Contrairement à la couronne de la dent, protégée par l’émail, la racine n’est pas faite pour être à découvert : elle est plus poreuse et présente une teinte naturellement plus jaune.
Les causes sont souvent multiples et peuvent se combiner :
- Un brossage traumatique (brosse trop dure, mouvement horizontal appuyé).
- Une gencive naturellement fine.
- Les suites d’un traitement orthodontique passé, dans certains cas (déplacement des dents en dehors de leur enveloppe osseuse).
- Une inflammation chronique (gingivite ou parodontite).
La greffe gingivale n’est pas un simple pansement : c’est une reconstruction des tissus qui vise à recréer une gencive plus épaisse et plus résistante autour de la dent. Elle n’est pas nécessaire dans toutes les situations ; son indication se décide après un bilan parodontal.
La greffe gingivale : un intérêt médical et esthétique
Beaucoup de patients hésitent à consulter par appréhension. Une récession qui n’est pas suivie peut pourtant évoluer avec le temps, et un examen permet de savoir s’il faut simplement la surveiller ou la traiter. Selon les cas, la greffe peut répondre à plusieurs objectifs :
- Réduire l’hypersensibilité : une douleur brève en buvant de l’eau glacée ou en mangeant une glace peut être le signe d’une racine exposée. En recouvrant cette zone, la greffe gingivale joue un rôle d’isolant naturel et atténue le plus souvent ces sensibilités.
- Améliorer l’aspect du sourire : des dents déchaussées paraissent plus longues, parfois avec des espaces sombres entre elles, ce qui peut donner au sourire un aspect vieilli. La chirurgie plastique parodontale cherche à rétablir des proportions plus harmonieuses, dans la limite de ce que permet chaque situation.
- Protéger les tissus de soutien : la gencive protège l’os qui entoure la dent. Lorsque la gencive et l’os se retirent, la dent peut, à terme, perdre de sa stabilité. Renforcer la gencive contribue à préserver la dent sur le long terme.
Les techniques utilisées au Cabinet Almé
La chirurgie gingivale a longtemps eu l’image d’un acte pénible. Avec l’évolution des techniques et l’utilisation d’instruments de microchirurgie, la greffe gingivale est aujourd’hui un acte bien codifié, dont les suites sont en général modérées.
Deux grands types d’interventions sont principalement pratiqués, selon le besoin clinique :
1. La greffe de tissu conjonctif Elle est souvent considérée comme la technique de référence. Elle consiste à prélever un fin fragment de tissu sous la gencive du palais (le conjonctif) pour le glisser sous la gencive de la dent déchaussée, comme dans une enveloppe.
- Intérêt : l’aspect obtenu est en général naturel, car c’est votre propre gencive qui recouvre le greffon et la teinte s’accorde le plus souvent avec les tissus voisins. C’est la technique généralement privilégiée pour les secteurs esthétiques (dents de devant).
2. La greffe épithélio-conjonctive Ici, le praticien prélève un petit fragment de gencive complet (couche superficielle et tissu interne) pour le placer à la base de la dent.
- Intérêt : elle permet de créer une bande de gencive épaisse et résistante. Elle est souvent utilisée pour les dents du bas, afin de renforcer une gencive très fine et de freiner une récession qui évolue.
Le prélèvement au palais : ce qu’il faut savoir
C’est la question que posent le plus souvent les patients : « Est-ce que le palais fait mal après le prélèvement ? ». Une gêne est possible pendant quelques jours, variable d’une personne à l’autre. L’inconfort lié à la zone donneuse est généralement limité par deux mesures appliquées au cabinet :
- La technique du prélèvement unique : le plus souvent, seule une fine bandelette interne est prélevée, en laissant en place la couche superficielle du palais. La cicatrisation de cette zone est alors en général plus rapide.
- La plaque palatine de protection : pour une greffe gingivale, une gouttière de protection (orthèse) peut être réalisée. Elle se porte comme un pansement les premiers jours et évite que la langue ou les aliments ne touchent la zone en cours de cicatrisation, ce qui rend les repas et la parole plus confortables.
Le déroulement de l’intervention
Au Cabinet Almé, chaque étape vous est expliquée avant d’être réalisée.
- La préparation : un détartrage soigneux est réalisé en amont pour intervenir sur une gencive saine, sans inflammation.
- Le jour de l’intervention : l’acte se déroule sous anesthésie locale, comme pour le soin d’une carie, afin que vous ne ressentiez pas de douleur pendant le geste. Le praticien prépare le site receveur (la dent déchaussée), prélève le greffon, puis le fixe avec des sutures très fines.
- La cicatrisation : les fils sont généralement retirés après 10 à 15 jours. Pendant cette période, la zone greffée ne doit pas être brossée ; un bain de bouche antiseptique prescrit par votre praticien prend le relais. Une gêne ou un gonflement modéré sont possibles les premiers jours.
- Le résultat (maturation) : la cicatrisation initiale prend en général environ 2 semaines, puis le tissu continue à mûrir, à s’épaissir et à s’intégrer pendant plusieurs mois. L’aspect évolue donc avec le temps et le recouvrement obtenu varie d’un patient à l’autre.
Une chirurgie minutieuse, réalisée à Éguilles
La chirurgie muco-gingivale est un travail de précision, qui demande une bonne connaissance de la biologie des tissus et un geste minutieux. Pour qu’une greffe gingivale s’intègre bien, le greffon doit rester immobile et être correctement vascularisé pendant les premiers jours ; le respect des consignes postopératoires y contribue.
Le cabinet, équipé d’une salle de chirurgie, vous reçoit à Éguilles. Que vous veniez de Ventabren, de Saint-Cannat ou du centre d’Aix-en-Provence, le rendez-vous se prend sur Doctolib ou au 04 12 05 52 51.