Comprendre la maladie parodontale au Cabinet Almé
Du sang dans le lavabo après le brossage, des dents qui paraissent plus « longues », un espace qui se crée entre elles : ces signes méritent d’être examinés. Ils accompagnent souvent une maladie parodontale, à son début ou déjà installée. Le traitement du déchaussement ne répond pas seulement à une préoccupation esthétique : il vise à préserver les tissus qui soutiennent les dents. Il fait partie des soins de parodontologie proposés au Cabinet dentaire Almé, à Éguilles.
Situé dans la zone d’activité des Jalassières à Éguilles, à une dizaine de minutes d’Aix-en-Provence, le cabinet dispose du plateau technique utile au diagnostic et au suivi de ces maladies d’origine infectieuse, qui peuvent à terme compromettre le maintien des dents. Cette page explique ce qu’est la parodontite, comment la reconnaître et comment se déroule sa prise en charge.
Qu’est-ce que le traitement du déchaussement dentaire (parodontite) ?
Pour comprendre l’intérêt du traitement du déchaussement, il faut d’abord rappeler comment une dent tient en place. Les dents ne sont pas simplement « plantées » dans la gencive comme des piquets dans la terre. Elles sont maintenues par un ensemble de tissus appelé « parodonte », composé de :
- La gencive.
- L’os alvéolaire (qui entoure la racine).
- Le ligament (un amortisseur entre la dent et l’os).
- Le cément (couche sur la racine).
La maladie commence souvent par une gingivite : la gencive est rouge, gonflée et saigne. À ce stade, l’inflammation est en général réversible avec des soins adaptés. Si elle persiste, les bactéries peuvent progresser sous la gencive, atteindre le ligament puis l’os : c’est la parodontite. L’os se résorbe peu à peu autour de la racine. Ce recul osseux explique la mobilité des dents et, dans les formes avancées, le risque de les perdre.
À savoir : le déchaussement n’est pas une fatalité liée à l’âge. On peut avoir 80 ans et un parodonte en bonne santé, tout comme on peut présenter une parodontite sévère à 35 ans.
Les signes qui doivent amener à consulter
La maladie parodontale évolue souvent longtemps sans bruit et sans faire mal. La douleur n’apparaît le plus souvent qu’à un stade avancé, par exemple lors d’un abcès. C’est pourquoi le traitement du déchaussement gagne à être engagé tôt. Voici les signes qui justifient un rendez-vous au cabinet, 335 rue Serpentine (13510 Éguilles) :
- Saignement des gencives : spontané ou au brossage, un saignement répété n’est pas normal. Il traduit le plus souvent une inflammation de la gencive.
- Mauvaise haleine (halitose) : lorsqu’elle persiste malgré le brossage, elle peut être liée aux gaz produits par les bactéries anaérobies logées sous la gencive.
- Récession gingivale : la gencive se rétracte et découvre la racine (partie plus jaune de la dent), ce qui entraîne souvent une sensibilité au froid.
- Mobilité dentaire : une dent qui bouge, même légèrement, doit être examinée rapidement. Le cabinet reçoit les urgences aux horaires d’ouverture ; appelez le 04 12 05 52 51.
- Déplacement des dents : un espace qui s’ouvre entre deux incisives (diastème) peut être le signe d’une perte de support osseux.
Les causes et les facteurs de risque
Le facteur déclenchant est bactérien : la plaque dentaire et le tartre. Nous ne sommes cependant pas tous égaux face à la maladie. La susceptibilité de chacun joue un rôle important dans la nécessité d’un traitement du déchaussement.
- Le facteur génétique : si vos parents ont perdu des dents tôt, votre risque peut être plus élevé.
- Le tabac : c’est un facteur aggravant majeur. Il diminue l’afflux sanguin, ce qui peut masquer le saignement, et altère la réponse immunitaire. Selon les études, le risque de perdre des dents serait multiplié par 3 à 6 chez les fumeurs.
- Le stress : il peut affaiblir les défenses immunitaires et favoriser le développement des bactéries en cause.
- Les maladies générales : un diabète non équilibré est étroitement lié à la parodontite.
Au Cabinet Almé, la prise en charge commence par un questionnaire médical complet (anamnèse), afin d’identifier vos facteurs de risque.
Le protocole de soin au Cabinet Almé : une approche par étapes
Il n’existe pas de médicament capable de faire repousser l’os. Le traitement du déchaussement repose avant tout sur une désinfection mécanique rigoureuse. Voici comment il se déroule en général :
Étape 1 : le bilan parodontal complet
C’est le point de départ. Votre praticien réalise un bilan parodontal, ou « charting » : à l’aide d’une sonde millimétrée, il mesure pour chaque dent la profondeur des « poches », c’est-à-dire l’espace entre la dent et la gencive où se logent les bactéries. Associé à un bilan radiographique, cet examen permet de cartographier la maladie et d’estimer le pronostic.
Étape 2 : l’enseignement à l’hygiène
C’est une étape déterminante. Le nettoyage réalisé au cabinet ne suffit pas si la plaque dentaire se reforme dès les jours suivants. Votre praticien vous montre donc les gestes adaptés à votre bouche, en particulier l’usage des brossettes interdentaires, qui nettoient les espaces entre les dents, là où la parodontite se développe souvent. Sans cette participation quotidienne, les résultats d’un traitement du déchaussement ont peu de chances de se maintenir.
Étape 3 : l’assainissement (surfaçage radiculaire)
Sous anesthésie locale, votre praticien nettoie les racines sous la gencive. À l’aide d’instruments ultrasoniques et de curettes manuelles, il réalise un surfaçage radiculaire : il élimine le tartre sous-gingival et le biofilm bactérien, puis lisse la surface des racines pour limiter une nouvelle adhésion des bactéries. L’objectif est de permettre à la gencive de se réappliquer sur la dent dans de bonnes conditions.
Étape 4 : la réévaluation
En général, 6 à 8 semaines après l’assainissement, un nouveau point est réalisé. Dans la majorité des cas, la gencive a cicatrisé : elle saigne moins ou plus du tout, et la profondeur des poches a diminué. Si certaines zones restent profondes, une chirurgie complémentaire (lambeau d’assainissement) peut être envisagée, selon les cas, pour accéder directement aux lésions et, lorsque c’est possible, combler certains défauts osseux.
Au-delà du soin : les liens avec la santé générale
Le traitement du déchaussement s’inscrit aussi dans le suivi de votre santé générale. De nombreux travaux scientifiques décrivent une association entre la parodontite et plusieurs situations médicales :
- Parodontite et maladies cardiovasculaires : les bactéries buccales peuvent passer dans le sang et, selon les travaux publiés, se retrouver au niveau de plaques d’athérome ou de valves cardiaques.
- Parodontite et diabète : la relation est à double sens. Le diabète peut aggraver la parodontite, et l’infection parodontale peut perturber l’équilibre de la glycémie. Soigner les gencives peut contribuer à l’équilibre du diabète.
- Parodontite et grossesse : chez les femmes enceintes, des études associent les maladies parodontales à un risque plus élevé d’accouchement prématuré ou de petit poids de naissance.
C’est pourquoi, lorsque votre situation le justifie, votre praticien peut échanger avec votre médecin traitant, votre cardiologue ou votre diabétologue pour coordonner la prise en charge.
Les greffes gingivales : traiter les séquelles
Parfois, la maladie est stabilisée mais elle a laissé des traces : la « récession gingivale ». La racine est découverte, la dent paraît plus longue et le sourire s’en trouve modifié. Dans le cadre du traitement du déchaussement, votre praticien peut être amené à proposer une greffe de gencive. Cette intervention de chirurgie parodontale consiste à renforcer une gencive fine ou à recouvrir, lorsque c’est possible, la racine exposée. Elle a deux objectifs : améliorer l’aspect du sourire et épaissir la gencive pour mieux protéger la dent. Le résultat dépend de chaque situation.
La maintenance parodontale : un suivi dans la durée
Une fois le traitement du déchaussement terminé et la maladie stabilisée, commence la phase dite de « maintenance ». La parodontite est une maladie chronique, comme le diabète ou l’hypertension : on ne la fait pas disparaître une fois pour toutes, on la stabilise. Si l’hygiène et le suivi se relâchent, elle peut reprendre. Un calendrier de visites est donc établi (tous les 3, 4 ou 6 mois selon les cas) pour un nettoyage prophylactique. Ces séances, en général courtes, permettent de repérer une reprise de l’activité bactérienne avant qu’elle n’entraîne de nouvelles pertes osseuses.
Votre prise en charge au Cabinet dentaire Almé
- Formation et équipement : le Dr Nathaniel Kadoch et le Dr Loïc Weidmann, chirurgiens-dentistes, se forment régulièrement en parodontologie médicale et chirurgicale. Le cabinet dispose d’une imagerie 3D (cone beam) et d’une salle de chirurgie.
- Accès : le cabinet se trouve rue Serpentine à Éguilles, avec un stationnement sur place. Il est proche de la zone d’activité des Milles et ouvert du lundi au jeudi de 9h à 19h, le vendredi de 9h à 16h.
- Information : un plan de traitement et un devis détaillé vous sont remis avant toute intervention.
Le déchaussement n’est pas une fatalité : c’est une infection qui se prend en charge, d’autant plus simplement qu’elle est repérée tôt. Si vos gencives saignent régulièrement, vous pouvez prendre rendez-vous sur Doctolib ou appeler le cabinet au 04 12 05 52 51.